Stan Wawrinka aura bien son dernier US Open : le rebondissement de la wildcard qui change tout

Stan Wawrinka prêt à exécuter son revers à une main de légende
Stan Wawrinka prêt à exécuter son revers à une main de légende - Crédits photo : Gordons203

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L’histoire semblait déjà écrite, et plutôt cruelle pour l’un des plus grands champions de sa génération. Stan Wawrinka, 41 ans, qui a annoncé que 2026 serait sa dernière saison professionnelle, s’était vu refuser la wildcard pour l’US Open le 22 août dernier, l’organisation ayant préféré l’accorder à l’Américain Patrick Kypson, alors 115e mondial contre une 125e place pour le Suisse. Un choix logique sur le papier, mais qui privait le vainqueur 2016 du tournoi de la possibilité de dire adieu à New York, la ville où il a écrit l’une des plus belles pages de sa carrière. Quatre jours plus tard, coup de théâtre : Kypson se retire, blessé, et l’USTA se tourne vers Wawrinka pour lui offrir la place laissée vacante.

Une décision d’abord douloureuse, accueillie avec classe

Face au refus initial, Wawrinka n’avait laissé transparaître aucune amertume publique. Il avait pris le temps de remercier New York pour deux décennies de souvenirs, décrivant une ville qui l’avait « défié » et « poussé » tout au long de sa carrière, sans réclamer de passe-droit ni contester la décision de l’organisation. Cette réaction, saluée dans la presse spécialisée, rappelait le tempérament d’un joueur connu autant pour la puissance de son revers à une main que pour sa discrétion en dehors des courts. Le seul chemin qui lui restait pour disputer un dernier match à Flushing Meadows passait alors par les qualifications, un exercice réputé délicat, y compris pour un ancien vainqueur de Grand Chelem.

Le retrait de Kypson change la donne

Le 26 août, la blessure de Patrick Kypson a rebattu les cartes. L’USTA a immédiatement proposé la wildcard libérée à Wawrinka, qui l’a acceptée avec un enthousiasme non dissimulé : « Je suis incroyablement heureux d’accepter cette wildcard pour l’US Open 2026 et j’ai hâte de retrouver le public de New York une nouvelle fois », a-t-il déclaré. Ironie de la situation, c’est précisément à l’US Open que Wawrinka a signé sa meilleure performance en Grand Chelem toutes compétitions confondues : le titre décroché en 2016 face à Novak Djokovic en finale, en plus de deux demi-finales à d’autres éditions, ce qui en fait statistiquement son tournoi majeur le plus réussi.

Une dernière danse pour un joueur au palmarès de légende

Vainqueur de trois tournois du Grand Chelem au cours de sa carrière, l’Open d’Australie en 2014, Roland-Garros en 2015 puis l’US Open en 2016, Stan Wawrinka clôturera donc sa carrière professionnelle exactement là où il a soulevé l’un de ses trophées les plus marquants. À 41 ans et hors du top 120 mondial, il n’aborde évidemment pas ce tournoi avec l’ambition de rivaliser pour le titre, mais avec la volonté de savourer, une dernière fois, l’ambiance si particulière du court Arthur Ashe et le soutien d’un public américain qui l’a toujours porté depuis sa victoire de 2016.

Au-delà de l’anecdote sportive, cet épisode illustre aussi la fragilité des parcours de fin de carrière, suspendus parfois à une blessure d’un autre joueur ou à une décision de dernière minute des organisateurs. Pour les amateurs de tennis, ce dernier tour de piste de l’un des revers à une main les plus admirés du circuit s’annonce comme l’un des moments les plus suivis de la quinzaine new-yorkaise, bien au-delà des seuls enjeux du tableau principal.

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