Dimanche soir, sous les projecteurs de l’Arthur Ashe Stadium, Alexander Zverev a décroché le deuxième titre du Grand Chelem de sa carrière en dominant Ben Shelton au terme d’une finale à rebondissements, conclue 6-3, 7-6, 5-7, 6-2. L’Allemand confirme une saison 2026 exceptionnelle et referme, pour une année de plus, la longue disette du tennis masculin américain en Grand Chelem.
Un scénario à l’allemande, avec un sursaut américain
Face à un Ben Shelton porté par le public new-yorkais et par l’énergie de sa demi-finale 100 % afro-américaine remportée contre Frances Tiafoe, Alexander Zverev a d’abord imposé son tennis de fond de court, solide et sans faille, pour enlever le premier set 6-3. Le deuxième acte, plus disputé, s’est joué au tie-break, où l’expérience du numéro 1 mondial a fait la différence.
Porté par son service et par le soutien du public, l’Américain a alors haussé le ton. Shelton a resserré son jeu, multiplié les prises de risque sur les retours et fini par renverser la troisième manche 7-5, ravivant l’espoir d’un premier titre américain en Grand Chelem depuis Andy Roddick à l’US Open 2003. Mais Zverev, déjà auteur d’une finale remportée à Roland-Garros 2026 quelques mois plus tôt, a su hausser son niveau dans les moments clés du quatrième set, breakant à deux reprises pour conclure 6-2 et soulever le trophée new-yorkais.
Un deuxième sacre en Grand Chelem la même année
Ce succès offre à Alexander Zverev son deuxième titre du Grand Chelem de sa carrière, et le second de la seule saison 2026 après son sacre à Roland-Garros face à Cobolli — une année qui l’aura également vu disputer une troisième finale majeure, perdue à Wimbledon face à Sinner. L’Allemand consolide ainsi sa place de numéro 1 mondial et s’installe durablement parmi les références du circuit, aux côtés de Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, tous deux absents ou éliminés prématurément à Flushing Meadows cette année.
Pour Ben Shelton, cette première finale de Grand Chelem restera malgré tout une étape majeure de sa progression. Vainqueur spectaculaire de Carlos Alcaraz en quart de finale au terme d’un match achevé à 3h33 du matin — la fin de rencontre la plus tardive de l’histoire du tournoi —, l’Américain confirme son statut de prétendant sérieux aux plus grands titres pour les saisons à venir.
La malédiction américaine se prolonge
Avec cette défaite, le tennis masculin américain devra patienter au moins une année de plus avant de renouer avec un sacre en Grand Chelem, une disette qui atteint désormais 23 ans depuis le dernier titre d’Andy Roddick à l’US Open 2003. Frances Tiafoe, Taylor Fritz et désormais Ben Shelton auront chacun tenté, sans succès jusqu’ici, de mettre fin à cette attente historique pour une nation pourtant riche en talents sur le circuit ATP.
Ce dénouement clôt une quinzaine américaine marquée par de nombreux rebondissements côté français également, entre les éliminations précoces d’Arthur Fils et Ugo Humbert, les adieux de Gaël Monfils au Grand Chelem, et l’épopée inattendue d’Arthur Géa jusqu’aux huitièmes de finale. Reste maintenant à savoir si Alexander Zverev, fort de ce nouveau sacre, pourra viser le Masters de fin de saison avec le statut de grand favori, lui qui aura disputé trois finales majeures en une seule année civile.


