A partir de quel classement est-on bon au tennis ?

C’est une question que beaucoup de joueurs amateurs se posent : à partir de quel classement est-on bon au tennis ? Dans cet article, nous allons vous donner des éléments de réponse, même si nous verrons que c’est une question qui n’est pas si simple qu’elle en a l’air.

Comment fonctionne le classement au tennis en France ?

Le classement au tennis est composé de quatre séries, la quatrième correspondant au niveau le plus bas et la première série étant composée de l’élite du tennis français. Ensuite, dans chaque série, on retrouve des classements. Pour monter en classement, il faut marquer un certain nombre de points (différents à chaque classement) que l’on peut obtenir en battant des tennismen d’un niveau équivalent au nôtre, légèrement moins bons ou meilleurs. Il faut également battre une personne du classement supérieur pour atteindre ce classement.

Par exemple, si je suis 30/3, il faut que je batte un 30/2 pour devenir 30/2 et que j’atteigne le nombre de points nécessaire pour accéder au niveau 30/2. Si je n’ai atteint qu’une des deux conditions (nombre de points suffisant sans victoire à 30/2, ou nombre de points insuffisant avec victoire à 30/2), je reste 30/3. A savoir que le classement prend en compte tous les matches joués et déclarés dans Ten’UP sur les 12 derniers mois glissants, avec une mise à jour à chaque début de mois. Voici ci-dessous le classement tennis de la Fédération Française de Tennis (FFT)

Maintenant que nous avons présenté le fonctionnement du classement tennis de la FFT, essayons de déterminer à partir de quand on est bon au tennis.

A partir de quand est-on bon au tennis ?

Quand on débute, après avoir appris les coups de base au tennis (coup droit, revers, service), on peut commencer la compétition. On commence alors en quatrième série, en tant que non classé (NC). Les entraîneurs de tennis (les BE ou DE) rappellent en permanence que l’essentiel est de ne pas faire de faute. Dans un podcast paru en 2020 sur Youtube (lien ici), Arthur Marie (ex 4/6 et frère de Jules Marie) reçoit Pauline Payet, tenniswoman professionnelle (ex-577 WTA) et coach. Ensemble, il discutent des paliers à franchir pour devenir 15 (début de la seconde série).

Pour Pauline Payet « Mon plus gros conseil pour démarrer en tournoi, c’est être régulier : tenir la balle un maximum dans le terrain, en croisé parce que le filet est plus bas. (…) Déjà en appliquant ça, ça fera la différence à ce niveau-là ». A l’instar de la tenniswoman professionnelle, beaucoup de coaches considèrent que le fait de ne pas faire de fautes permet de grimper en troisième série.

Maintenant que l’on sait ça, peut-on dire qu’être bon au tennis c’est déjà ne pas faire de fautes ? Dans ce cas, on est bon au début de la troisième série.

Tactiques, précision et accélération : la clé pour devenir bon au tennis

En tant que tennisman amateur et juge-arbitre équipe (JAE), j’ai personnellement participé à l’organisation d’un tournoi open. Et pour moi, en ayant un jeu régulier, on peut atteindre le début de la troisième série, et monter jusqu’à 15/5 – 15/4.

Ensuite, on commence à observer des joueurs plus tactiques, qui arrivent à trouver des zones beaucoup plus précises, avec des coups courts-croisés, des tactiques construites pour gagner le point. Ces joueurs-là arrivent à accélérer la balle pour sortir leur adversaire du court. Être bon au tennis, ce serait donc être 15/3 et mieux ? On peut dire ça. D’ailleurs, pour devenir entraîneur de tennis professionnel, il faut atteindre le niveau 15/2, sésame obligatoire pour passer le diplôme d’Etat de moniteur de tennis.

Le cas de Bob Sinclar, DJ et joueur de tennis amateur

Bob Sinclar a commencé à jouer au tennis à l’âge de 8 ans. Après s’y être remis une fois adulte, il a raconté s’être lancé dans un tournoi Open en étant non classé. Il a expliqué avoir réussi à passer un certain nombre de tours jusqu’à 15/4. Pour beaucoup de tennismen amateurs, ce qu’a fait Bon Sinclar est déjà une énorme performance, et on peut considérer qu’il est « bon au tennis ».

Mais, ce professionnel du mixage est particulièrement humble et se considère seulement comme « pas ridicule ». Alors, simple trait d’humilité ou frontière dans le classement ? Être bon au tennis, c’est peut-être aussi avoir un coup fort, maîtrise que l’on obtient souvent au début de la seconde série, à partir des classements 4/6 – 3/6.

être bon au tennis

Conclusion : être bon au tennis, une notion complexe

Vous l’avez compris, être bon au tennis est une notion fluctuante. Tout dépend de ce que vous entendez derrière cette définition. Pour vous répondre, nous avons beaucoup évoqué le classement. Mais, retenez que celui-ci n’est pas une valeur absolue, et qu’un 15/5 peut être meilleur qu’un 15/4.

Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à voir le concept lancé par Remeli Tennis sur Youtube, qui se développe de plus en plus. Il s’agit de deviner pour le vidéaste le classement d’une personne en train de jouer au tennis sur une vidéo. Le grand nombre d’erreurs montre à quel point le classement ne correspond pas exactement à notre niveau en tennis, bien qu’il soit un précieux indicateur.

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