Román Andrés Burruchaga - Crédits photo : BugWarp
Fin janvier 2025, à Piracicaba, Román Andrés Burruchaga décrochait son premier titre Challenger au terme d’une finale à rallonge face à Facundo Mena — 7-6, 6-7, 7-6, la deuxième finale la plus longue de l’histoire du circuit Challenger. Fils de Jorge Burruchaga, buteur argentin de la finale du Mondial 1986, le joueur de 24 ans a construit sa propre trajectoire loin des projecteurs du football, jusqu’à atteindre son meilleur classement ATP en mai 2026 : 56e mondial, quatrième Argentin du classement derrière les habitués du top 20 de son pays. Le cordage de Román Burruchaga, un Yonex Polytour Strike, accompagne ce parcours de construction patiente — cohérent avec un jeu qui ne cherche jamais le raccourci.
Burruchaga joue le Yonex Polytour Strike, un polyester monofilament, en full bed — le même cordage sur les montants et les travers. C’est confirmé par Tennisnerd et par plusieurs bases de données gear spécialisées, qui convergent sur ce point.
Le Polytour Strike se distingue par un comportement très linéaire et une fermeté maîtrisée. Il offre peu de puissance gratuite — la vitesse de balle doit venir du joueur, pas du cordage — mais garantit en contrepartie une excellente précision directionnelle et une maîtrise de la profondeur. C’est un choix cohérent avec le fait que Burruchaga soit sponsorisé par Yonex à la fois pour sa raquette et pour son cordage, contrairement à d’autres joueurs de la marque qui associent parfois un cordage d’une écurie concurrente.
Aucune source fiable ne documente la tension exacte utilisée par Burruchaga. Tennisnerd le précise explicitement, tout comme les bases de données gear spécialisées consultées, qui indiquent unanimement que sa tension n’est « pas publiquement confirmée ».
Ce que l’on peut affirmer avec rigueur : pour un joueur utilisant un Polytour Strike en full bed, la plage généralement recommandée se situe entre 22 et 25 kg (48 à 55 lbs). C’est cohérent avec un joueur qui construit son jeu sur la régularité plutôt que sur la puissance brute, et qui a donc besoin d’un cordage stable dans le temps plutôt que d’un réglage extrême dans un sens ou dans l’autre. Mais il s’agit d’un ordre de grandeur général, pas d’une donnée confirmée pour ce joueur en particulier. Les logiques générales de réglage sont détaillées dans notre guide sur quelle tension choisir pour sa raquette de tennis.
Burruchaga développe un tennis de fond de court construit sur la solidité et la répétition : coup droit en prise semi-western générant un lift appuyé pour installer la profondeur, revers à deux mains fiable capable à la fois de rediriger le jeu et de conclure le point. Il cherche à dicter l’échange depuis le fond du court, en attendant la balle courte pour s’avancer et prendre l’initiative.
Ce profil impose une exigence claire au matériel : produire une frappe lourde et profonde de façon répétable, sans que le cordage n’introduise de variation incontrôlée dans la trajectoire. C’est exactement la promesse du Polytour Strike — sa faible élasticité et son comportement linéaire limitent l’effet trampoline, ce qui rend la sortie de balle prévisible même quand le rythme de l’échange s’accélère.
Pour un joueur qui ne cherche pas à surjouer mais à faire déjouer l’adversaire par la constance, un cordage qui ne pardonne aucune approximation devient un allié plutôt qu’une contrainte : il oblige à produire soi-même la vitesse de balle, ce qui élimine le risque de frappes hasardeuses portées par un matériel trop généreux en puissance.
Burruchaga joue une Yonex VCORE 100, cadre de 654 cm² (100 pouces carrés) en plan de cordage 16×19, orienté vers un équilibre entre puissance et contrôle plutôt que vers la précision pure d’un tamis plus réduit.
Un tamis de 100 pouces carrés est généreux au regard du circuit professionnel, où de nombreux joueurs du top 100 évoluent sur des cadres de 95 à 98 pouces carrés. Ce choix offre davantage de tolérance sur les frappes légèrement décentrées et facilite la génération de puissance à vitesse de raquette égale — un paramètre cohérent avec un joueur encore en phase de construction dans le haut niveau, où la marge de sécurité compte autant que la précision chirurgicale.
L’articulation avec le cordage est logique : un tamis plus tolérant, associé à un cordage qui limite fermement l’effet trampoline, permet de conserver un très bon niveau de contrôle sans sacrifier la marge de sécurité qu’apporte un grand tamis. Aucune spécification personnalisée précise (poids, équilibre, swingweight) de son cadre de compétition n’a en revanche été publiée par la presse gear, à la différence de joueurs plus installés dans le top 50.
Le Polytour Strike reste un cordage minoritaire par rapport aux références Luxilon ou Babolat sur le circuit, en cohérence avec la taille plus restreinte de l’écurie Yonex :
Reste une trajectoire à suivre de près. À 24 ans, avec un meilleur classement obtenu en mai 2026 et une progression constante depuis ses débuts sur le circuit Challenger, Burruchaga incarne une nouvelle génération de joueurs argentins qui cherche à prendre la suite de la tradition de terriens du pays. Son matériel, sobre et sans excès, reflète bien cette trajectoire construite pas à pas plutôt que portée par un coup d’éclat isolé.
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